PARFOIS LE VIDE

Texte : Raharimanana
Musique : Tao Ravao (cordes) Jean-Christophe Feldhandler (percussions)
Interprétation : Raharimanana (voix) Géraldine Keller (voix, chant)

« Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois oiseau, souvent noyé/nageur. Il va vers, ou peut-être qu’il fuit… on dit qu’il migre. Appartient-il à une terre, à un pays ? Mais il n’y a de plus de pays depuis que les dirigeants ont tout vendu, l’eau comme l’air, les dessous de terre comme les frontières, les dessous de ciel comme les horizons.
Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois rêve, souvent utopie/illusion. Il va vers, ou peut-être qu’il dérive… on dit qu’il envahit. Il converse avec son double noyé dans l’ombre et l’obscur.
« Voleurs de songes, Je suis de la horde des voleurs de songes, je suis de la horde des ripailleurs de voix, je suis de la horde des orpailleurs d’histoire, je ne suis pas, je suis, je ne vis pas, je vis, je n’existe pas, j’existe, je ne vis pas, je vous vise, je n’existe pas, je vous exige (…)
Faire acte poétique en prenant la voix et le plateau, ramener d’autres complices pour dire ce monde scandaleux, notre monde, d’aujourd’hui, d’hier déjà… (Raharimanana)

Kabosy nylon

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Raharimanana, accompagné de deux de ses complices, l’un plus différent que l’autre, Tao Ravao polyinstrumentaliste, créateur du blues malgache, virtuose des instruments traditionnels, et Jean-Christophe Feldhandler, compositeur et percussionniste contemporain, lit Parfois le vide, un texte écrit pour le théâtre et la musique. Il reprend ainsi la tradition malgache des maîtres de la parole : reprendre voix et musique sur le récit du monde. En cela, il est accompagné par Geraldine Keller, vocaliste, artiste lyrique qui se définit elle-même comme pneumo-facturière de matière sonore volatile.

Durée du spectacle : 60 mn

Présentation vidéo (au festival d’Avignon 2016) par RFI : https://youtu.be/cz19nYHHGbc