PRESSE

Article paru dans SONGLINES n°125 March 2017
Martin SINNOCK
TAO RAVAO et THOMAS LAURENT – Au bout du petit matin…
*** Malagasy Gallic blues

Tao Ravao is a Madagascan-born musician with a French father and Malagasy mother whose family name he uses professionally. He is steeped in blues, as is his collaborator Thomas Laurent – a French harmonica player who has transferred from blues harmonica to the chromatic instrument – which is used more typically in jazz. Their jaunty collaboration demonstrates what happens when that harmonica meets the kabosy (a Malagasy box-guitar).
They play an astonishing variety of styles on this recording – including calypso. Cajun. Brazilian forro, Malagasy. folk. New Orleans blues. Cape Verdean morna, and even a bit of Afrobeat. Tao Ravao sings with great passion and a distinctive French accent. very apparent on the classic ‘St James Infirmary‘. The shared sense of fun is very apparent in the interplay between both musicians. However on the track ‘Maria Monbiola. a tribute to a Durruti Column anarchist activist, they play a far more serious and dramatically mournful instrumental duet between valiha (Malagasy bamboo harp zither) and harmonica. It is a generally lively and joyous romp through some exhilarating styles of music.
Martin SINNOCK

Article paru dans SOULBAG n°225 Jan-fev-mars 2017
Christophe MOUROT
TAO RAVAO et THOMAS LAURENT – Au bout du petit matin…
Buda Musique 860298/Socadisc
**** CREOLE BLUES

A ceux qui avaient aimé le formidable « Vazo », Tao Ravao vient donner une suite, accompagné par l’harmoniciste Thomas Laurent. Mamy T, instrumental en hommage à la maman de Tao fait bien le lien entre les deux disques, le nouveau explorant plus de directions, musicales et historiques, Madagascar bien sûr, mais aussi Caraïbes, Brésil, Espagne républicaine, Louisiane, Nouvelle-Orléans et blues. Thomas Laurent est un harmoniciste de jazz renommé, qui a commencé au diatonique avec notamment Sébastien Charlier pour passer au chromatique ensuite avec Laurent Maur. Comme Vincent Bucher auparavant, il appaire sans peine son jeu à la musique de Tao, son harmonica évoquant parfois de façon bienvenue l’accordéon. Tao chante sobrement en gardant une forte puissance évocatrice. Vous chanterez avec lui sur Tite fleur aimée et Hymne à la paresse. Ses cordes sont superbes tout au long du disque, très rythmiques, avec le son brut des instruments traditionnels qu’il affectionne. Il atteint régulièrement des sommets comme sur Inxuga o rato ou le titre final Cry of love.

Article paru dans  LE MAGAZINE SON et IMAGE (VOL 18 N° 1-JANNVIER 2016)
Dan BEHRMAN
TAO RAVAO et THOMAS LAURENT AU BOUT DU PETIT MATIN…
2016 BUDA MUSIQUE 860298

Le sympathique et très polyvalent Tao Ravao roule sa bosse à travers la francophonie depuis des lustres tout en réjouissant les gens avec sa virtuosité et sa générosité musicale ainsi qu’avec sa bonne humeur contagieuse.
Tao naquit en 1956 à Tananarive, capitale de Madagascar, cette très grande île située au large du Mozambique regorgeant de légendes, de traditions, de rythmes et de mélodies envoutantes à souhait. Arrivé à Paris à l’âge de douze ans et, nostalgique de son pays, il reproduit au banjo et à la mandoline le son des instruments malgaches avec lesquels il a grandi. Quelques années plus tard, il découvre le blues du guitariste américain Homesick James et débarque chez lui à Chicago peu après afin de prendre des cours de guitare et se retrouve en train de taper le bœuf avec lui et d’autres gros fromages de la scène blues. De retour en France, Tao apprend la valiha (harpe cylindrique à quinze cordes) et le kabosy (petite guitare originaire du sud de Madagascar) et fusionne instinctivement le blues à sa musique natale. Accompagné par l’excellent harmoniciste Vincent Bucher, il écume les couloirs du métro parisien, les petits clubs ainsi que les grands festivals internationaux suite au succès obtenus par la sortie de trois albums aussi hauts en musiques qu’en couleurs.
Sa quatrième neuvième galète, Au bout du petit matin…, est un hommage musical à Aimé Césaire et aux poètes de la négritude. Accompagné cette fois par Thomas Laurent, as de l’harmonica chromatique, Tao chante, gronde et fait exploser un cocktail pimenté de blues, forro du pernambouc brésilien, folklore malgache, calypso trinidadien, saudade cap-verdien ainsi que de thèmes créolophones français. C’est du Grand Tao Ravaro, un remède redoutablement efficace qui vous permettra de traverser l’hiver en dansant d’un pas guilleret !

Article paru dans TELERAMA Sortir (sur Telerama.fr 09.04.2014)
Anne Berthod
Entre Madagascar et le Mississippi, le blues métisse ultratonique d’un redoutable tricoteur de cordes (harpe valiha, lyre krar, guitare kabosy et lap steel) et d’un vibrant harmoniciste, qui rivalisent de virtuosité et d’inventions rythmiques. Sur le disque Vazo, hommage à l’insurrection malgache réprimée par l’armée française en 1947, ils se livrent à une méditation musclée, où le boogie se frotte à la transe.

ValihaArticle paru dans SOULBAG n°212 oct-nov-déc 2013
Christophe Mourot
Dès le premier titre, en hommage à la mère de Tao, le rythme, sorte de boogie hybride, est entrainant, les répétitions mélodiques envoutent, l’harmonica s’envole. Ce nouvel opus est joué en quartet, la rythmique batterie-percussions (Jean-Noel Godard) et basse (Axel Rasoanaivo) fournissant le canevas sur lequel Tao tisse ses nappes d’instruments à cordes. Il mêle les matières et les motifs, malgaches, africains, blues, sur lesquels Vincent imprime ses harmonicas. L’introduction ondulante et le chant imprécateur de Vazo, les stop and go de Oh Mama, la beauté et la ferveur de Famelo, la pédale wah wah funky de Rano Rano, l’hypnose dramatique de Tabataba , morceau dédié aux insurgés de 1947, sont autant d’accroches pour un disque qui s’écoute en boucle pour découvrir à chaque fois de nouvelles notes de Tao  sur ses instruments, de nouvelles inflexions dans son chant et les trouvailles de Vincent. La batterie virevolte, la basse gronde et Vincent est une nouvelle fois extraordinaire à l’harmonica. Inventivité, expressivité, vélocité, son, il fait tout, danser sur Belvédère, planer sur Oh Mama, frissonner sur Tabataba, rêver sur Razana. Ce titre, déjà présent sur « Hé Là-Bas ! » en 1998, est de la pure poésie, évoquant l’eau qui coule, la forêt qui bruisse. Vincent construit puis part dans les aigus avant de reprendre le thème pour nous aider à redescendre.
Le blues est clairement invité dans Oh Mama, Lonesome Road, Make up your mind, Muddy’s song ou Mellow down easy, chanté en anglais ou en malgache, parfois déconstruit pour être rebâti à la façon de Tao. C’est sa grande force : maîtriser les genres traditionnels pour les restituer dans leur pureté originelle tout en leur donnant une vie nouvelle par l’hybridation, l’ajout de techniques modernes. Une magnifique parenthèse.
Christophe MOUROT

Article paru dans JAZZ MAGAZINE N°650 juin 2013
Philippe Bas-Rabérin
« Partenaires depuis trente ans, le poly-instrumentiste Tao Ravao et l’harmoniciste Vincent Bucher font partie des rares musiciens français qui aient créé une veine originale en alliant le blues populaire à des rythmes et des formes de chanson empruntées à Madagascar, à l’Afrique ou aux Caraïbes. Sous le titre « Vazo » (complainte), ils nous livrent un album où s’expriment une méditation sur les effets du temps et la vie des morts (proches ou ancêtres), mais aussi le goût des plaisirs tangibles et un puissant attachement blues abordé selon l’esprit plus que la lettre.
Avec l’appui d’une cellule rythmique très souple, Tao Ravao déploie son éventail d’instruments où figure la guitare (kabosy) et la harpe (valiha) malgaches, le krar et la guitare lapsteel. Bucher faisant de l’harmonica l’usage imaginatif et virtuose qui lui a valu d’être intégré au superbe Heritage Blues Orchestra.
Dans Rano Rano, l’un des deux thème inspirés par l’insurrection malgache que réprima l’armée française en 1947, les voix scandent sur un tempo Bo Diddleysque le cri de guerre qui devait transformer les balles adverses en gouttes d’eau, un solo d’harmonica venant accentuer ce climat de charge et de transe. Des rythmes toniques et obsédants président aussi aux chansons dédiées à la mère défunte de Tao (Mamy T, Oh Mama !), mais le doux motif de Vazo où bourdonne l’harmonica, évoque une brise d’amour, et celui de Razana, petit hymne aux ancêtres, se prête à des enchaînements fluides. Lonesome Road, blues lent très réussi et un peu inquiétant, et Muddy’s song, pot-pourri traité avec force, rendent justice au chanteur-instrumentiste qu’est Tao et à la cohésion du groupe. Quant à l’arrangement appliqué au Mellow Down Easy de Willie Dixon, sa liberté peut rappeler Van Morrison et ses farouches partenaires de Them lorsqu’ils s’attaquaient à Slim Harpo. »
Philippe Bas-Rabérin

Tao Ravao, le blues de Madagascar – Le musicien sort un nouvel album, «Vazo», qui évoque la répression de 1947
Article paru dans LE MONDE édition du 30.05.2013
Patrick Labesse
« Dans le labyrinthe de la mémoire, il y a des « oublis » parfois, des choses que l’on cache, dont on aime ou n’ose pas parler. « 95 des Malgaches ne savent pas ce qui s’est passé chez nous en 1947, déclare le chanteur et guitariste franco-malgache Tao Ravao. C’est une partie de notre histoire complètement occultée – un des plus grands massacres de la colonisation française. » Dans Vazo (complainte), le nouvel album de blues qu’il a enregistré avec l’excellent harmoniciste Vincent Bucher, qu’ils présentent en quartet à Paris le 29 mai, quatre titres, coécrits avec Jean-Luc Raharimanana, évoquent l’insurrection malgache de mars 1947.
Sa répression par l’Etat français a fait des milliers de morts. Le livret accompagnant l’album est illustré par des portraits d’insurgés réalisés par le photographe Pierrot Men. Né d’une mère malgache et d’un père français, en 1956, à Antananarivo (Tananarive), Tao Ravao (il a volontairement pris le nom de sa mère) a vécu à Madagascar jusqu’à l’âge de 12 ans avant de s’installer en France.
A l’école, où il était interdit de parler malgache, il n’avait jamais entendu parler de cette page d’histoire tragique de son île. La prise de conscience vient bien plus tard, en France, lorsque Jean-Luc Raharimanana lui suggère de mettre le nez dans les écrits du frère franciscain Jacques Tronchon consacrés à cette insurrection. «J’ai alors commencé un travail de mémoire.» Au-delà de l’album qui prolonge aujourd’hui son devoir de mémoire, Tao Ravao s’investit par ailleurs dans un spectacle sur le sujet, Rano Rano, mettant en scène des photos de Pierrot Men et des textes de Jean-Luc Raharimanana, avec qui il s’est rendu à Madagascar, en mars, pour recueillir les témoignages des derniers survivants de l’insurrection.Rano Rano, est l’un des titres de l’album de blues malgache tonique et persuasif que Tao Ravao et Vincent Bucher ont enregistré, en compagnie du bassiste Axel Rasoanaivo et du percussionniste-batteur Jean-Noël Godard.
Le blues est le trait d’union qui a scellé son amitié avec Vincent Bucher, né en 1962, dans le Pas-de-Calais. Un harmoniciste dont beaucoup ont découvert l’époustouflante virtuosité aux côtés des musiciens et chanteurs maliens Lobi Traoré (décédé en 2010) et Boubacar Traoré.
Un temps musicien de rue à Paris, Tao Ravao est devenu dingue de blues à 20 ans. La musique malgache vient ensuite. «Ma découverte date de 1988, quand je suis retourné à Madagascar, raconte le musicien. Je suis parti en brousse et j’ai vu mes cousins jouer de la kabosy (guitare malgache). C’est le rythme qui m’a tué tout de suite, et puis le son». Le choc portera à conséquence. Tao Ravao revient en rapportant avec lui une guitare kabosy, une harpe valiha, des instruments traditionnels de Madagascar, qu’il va acclimater au blues. Avec Vincent Bucher, il forme alors un duo singulier et invente le blues malgache.» »
Patrick Labesse

« VAZO » de Tao Ravao et Vincent Bucher
Article paru dans MONDOMIX N°1/juillet-août 2013
Pierre Cuny
Vazo est un album de blues opérant des allers-retours entre les Etats-Unis (reprises de Muddy Waters et Willie Dixon) et Madagascar, l’île natale de Tao Ravao. Deux évènements marquent de leur empreinte ce disque : le décès de la mère aimée de l’artiste (Mamy T. et Oh Mama !) et le travail de mémoire au sujet de l’insurrection survenue sur l’île rouge en 1947, suivie de la répression féroce opérée par les troupes françaises (Rano, Rano et Tabataba). Tandis que Tao chante et offre un jeu rythmique foisonnant de cordes (kabosy malgache, krar, la mythique harpe éthiopienne, lap steel), Vincent Bucher produit des solos lumineux et des vibrations polyphoniques sur ses harmonicas, et le batteur Jean-Noël Godard intervient sobrement. Derrière l’énergie, beaucoup de gravité
Pierre Cuny

Le blues malgache de Tao ravao et Vincent Bucher
Article paru dans LesInRocKS.com 06.08.2013
Louis-Julien Nicolaou
Né à Madagascar, arrivé en France à l’âge de 12 ans, Tao Ravao n’a jamais coupé avec ses racines. Pendant des années, c’est toutefois le blues qui l’accapare et il faudra attendre un séjour dans son île natale, pour qu’il découvre le son du kabosy (luth malgache) et, fasciné, apprenne à en jouer. De retour en France, il s’aventure alors, aux côtés de l’harmoniciste Vincent Bucher, à inventer une musique hybride, à la fois blues et malgache. Leur cinquième album, Vazo, a été inspiré par le désir de rappeler aux Malgaches comme aux Français un épisode particulièrement douloureux et méconnu de leur histoire commune : l’impitoyable écrasement, en 1947, du soulèvement nationaliste malgache. Rien de lourdement didactique ou de complaisant pourtant dans cette musique pleine de nerf. La leçon du blues est bien retenue : la fierté et la vie l’emportent.
Louis-Julien Nicolaou

http://www.lesinrocks.com/2013/08/06/musique/le-monde-des-musiques-du-monde-15-11415886

«Tao Ravao, virtuose du kabosy nous balade sur des rythmes tantôt badins, tantôt mélancoliques et racontant morceau après morceau, son amour pour son île »
Mondomix

« Tao se produisait seul, il a donné à entendre un répertoire avec une maîtrise et un feeling impressionnants. TAO, un véritable tempérament de bluesman qui mérite d’être découvert»
Soul Bag

« Tao chante avec beaucoup de classe et d’émotion »
Jackie Berroyer – PARIS poche

« Tao a su marier ses racines malgaches à celles du blues, il fait preuve d’un « feeling » et d’une originalité limpides »
Frank Tenaille – Le Monde de la Musique

« Rythmes raffinés à la kabosy sur les compositions de Tao Ravao »
Eliane Azoulay – Télérama

« Avec Tao Ravao la kabosy rocke intelligemment tout en gardant ses accents rudes »
Andry – Madagascar TRIBUNE

« Tao Ravao cet explorateur curieux de sonorités nouvelles nous a conquis en nous faisant découvrir les subtilités mélodiques de sa collection d’instruments à cordes extraordinaires»
BLUES Magazine

« Tao sur scène sait faire monter la température de plusieurs degrés : énergie, sincérité, joie non feinte, le public répond chaleureusement en bougeant sur sa musique métissée »
JAZZ HOT

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